Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
Pokémon Noir Nuzlocke aventure

Jouer à Pokémon, c'est cool. Mais quand on est grand, on a parfois un peu de mal à s'immerger dans cet univers, parfois un peu enfantin... Je vous propose de découvrir la version noire, en même temps que moi, en nuzlocke challenge (un K.O équivaut à une mort et je ne peux capturer que le premier pokémon rencontré par zone), sous la forme d'un récit à la première personne que j'écris au fur et à mesure de l'aventure. Parce que pokémon, c'est aussi pour les grands, et parce qu'un peu de roleplay fait du bien dans ce monde de brutes.

JOUR 9 : La montagne, la neige, trop de ninjas et un dragon

Publié par Cyan Malherbe

JOUR 9 : La montagne, la neige, trop de ninjas et un dragon

Le jour à peine levé, je m’élançai aux portes de l’aérodrome de Parsemille, dans lequel était aménagée l’arène. Celle-ci était en réalité un gigantesque hangar à avions où des plateformes avaient étés fixées à plusieurs niveaux. Fait étrange, il n’y avait ni passerelles ni escaliers pour relier chaque plateforme. Une sueur froide me traversa le dos lorsque je compris comment j’étais sensé progresser dans cette arène. Des canons. On était sensé se projeter d’un bout à l’autre du hangar à l’aide de canons à humains. Je savais que Carolina aimait les sensations fortes, mais là il y avait quand même de l’exagération. Cela dit, ce n’était pas si terrible. Une fois habitué à ce moyen de transport mouvementé, je progressais assez vite dans l’arène, Marchy, qui tenait une forme exemplaire, s’exerçait à corriger monumentalement tous les dresseurs de l’arène. Il me semblait que seule la championne représenterait un vrai défi. je parvins à elle bien piteusement d’ailleurs : le canon pour accéder au champion étant mal réglé, je m’écrasai contre le mur du hangar avant de retomber lourdement sur la plateforme, à quelques mètres de la championne. Le choc fut terrible. j’eu l’impression de tomber en morceaux au moment ou tant bien que mal, j’essayai de me relever. Je vis Carolina me regarder du coin de l’oeil en se mordant les lèvres. La tradition voulait que le champion ne bouge pas de son siège jusqu’à ce que le dresseur ne le défie. Même si ce n’était pas vraiment ma faute, me présenter ainsi devant elle me rendait rouge de honte, et à ce moment précis j’aurais donné presque n’importe quoi pour être ailleurs. Tentant de me calmer, je m’avançai vers elle en boitant.

Carolina… Championne de Parmanille… je te défie !

Tu as fait vite, me répondit-elle, radieuse, tentant d’effacer le regard douloureux d’empathie qu’elle arborait depuis ma chute.

Envoyant Marchy en premier, j’engageais le combat. De son côté, elle envoya un Rhinolove, qui tomba rapidement sous les coups déchaînés de mon Darumacho. Elle envoya ensuite un Déflaisan femelle, ayant une apparence radicalement différente du mien, mâle. Moins colorée et plus gracieuse, elle avait tout de fois autant de prestance. Néanmoins, elle ne pu faire grand chose face aux coups toujours plus puissants de Marchy, au sommet de sa forme. Malgré sa grosse carrure, il était étonnamment rapide et agile et parvenait à clouer au sol les pokémons de Carolina avant que ceux-ci ne s’envolent. Il avait beaucoup progressé ces derniers temps, et il était devenu redoutable. Néanmoins, il commençait à montrer des signes de fatigue, et connaissant le dernier pokémon de Carolina, je ne pouvais risquer de le laisser au combat. Elle envoya son Lakmécygne, toujours aussi impressionnant. J’Envoyais Amoah lui faire face. Pokémon oiseau contre pokémon oiseau. Que le meilleur gagne. Le résultat ne se fit pas attendre.

Tous deux d’une incroyable vivacité, ils s’envolèrent à une vitesse fulgurante entamant un combat aérien magistral dans tout le hangar. Fondant l’un sur l’autre, esquivant au dernier moment, feintant d’une pirouette aérienne virtuose, les deux pokémons ne lâchaient rien. Utilisant leurs puissantes ailes pour générer des bourrasques et des lames d’air surpuissantes, même loin d’eux, au sol, il me semblait être pris dans un véritable ouragan. Puis d’un seul coup, à la suite d’un échange particulièrement corsé, Amoah prit de la hauteur et fondit sur le Lakmécygne en contrebas. L’action fut si rapide qu’il n’eu le temps que de se retourner pour faire face à son agresseur.

Amoah le frappa de plein fouet, l’entrainant vers le sol à une vitesse vertigineuse. À quelques centimètres du sol, Amoah effectua un rétablissement spectaculaire, remontant en chandelle en laissant le Lakmécygne s’écraser violemment à terre. Ce dernier perdit connaissance sous le choc. je remportais le combat ! Carolina me félicita et me remis le badge Jet avec respect. Je l’avais battu sur son propre terrain. Elle avait un visage à la fois satisfait et triste, comme si elle était heureuse de ma victoire mais tout de même peinée de sa défaite. L’étrange alchimie de ces sentiments contradictoires lui donnait un air si adorable que je ressentais l’envie irrésistible de la serrer dans mes bras. Elle me tendis la main en hésitant :

bon, et bien… bonne chance pour la suite de ton voyage… Reviens me voir quand tu auras le temps !

je lui serrai la main avec sympathie puis je quittai l’arène, le coeur lourd. J’avais gagné, certes, mais j’avais de la peine à quitter Carolina comme ça, je serais bien resté plus longtemps avec elle.

Je passai au centre pokémon de Parsemille pour joindre Keteleeria depuis l’ordinateur public. En effet, j’avais sur moi plus de six pokémons depuis l’épisode de la tour, et je n’étais plus en règle. Je pensais me séparer de quelques compagnons pour le moment pour les mettre en sécurité auprès du professeur. En effet, les choses allaient vraiment se corser à partir de ce moment. J’avais obtenu mon sixième badge, et devant moi se dressaient les régions les plus dangereuses d’Unys. Il fallait se rendre à l’évidence, emmener mes pokémons les moins entraînés là bas était inutile, et je ne risquais que de les perdre.

Après un bref entretien en ligne avec le professeur, qui me laissa à peine parler pour me bombarder de questions à propos de mon voyage, je lui remis Albatror et Katrin, mon couaneton et mon venipatte. Elle les accepta avec plaisir en me faisant remarquer que je ne lui envoyais pas souvent de pokémons, et que de son point de vue de professeur, sûrement pas assez. Il paraît que même Bianca lui en envoie d’avantage. Même si je ne me considère pas en compétition par rapport au nombre de pokémons attrapés, je pris relativement mal l’information, et j’interrompis la conversation avec le professeur d’une humeur boudeuse. Je jetais un oeil aux pokéballs restantes autour de ma taille. Mon équipe était composé de Hebi, Marchy, et Amoah, évidemment, ainsi que Carlo qui avait de nombreuses fois fait ses preuves et montré son efficacité dans des situations où mes autres pokémons étaient impuissants ; ainsi qu’Olympe, mon funécire, que je m’étais résolu à entraîner pour honorer la mémoire de Chuck.

Je m’assis sur un fauteuil du centre, encore vide à cette heure, pour déplier sur la table basse ma carte et me renseigner sur ma future destination. Je devais me rendre à Flocombe pour obtenir mon 7e badge. La ville était située au sommet de la grande chaîne de montagne de l’est qui entourait la vallée de Parsemille. Il parait que cette ville est la plus froide. Nous verrons bien. Encore est-il que le trajet le plus court pour y parvenir est de traverser le gigantesque mont Foré, une montagne tellement riche en minerai que les hommes y ont creusé une gigantesque carrière à ciel ouvert en son centre, donnant l’apparence d’un volcan à la montagne. On pouvait circuler dans ce gigantesque cratère par des passerelles accrochées le long des parois et par des tunnels sillonnant les flancs de la montagne encore intact. Je soupirai. Encore des grottes. Je venais de sortir de la grotte électrolithe et sa traversée restait gravée dans mon esprit comme un traumatisme que je ne voulais pas revivre encore une fois. Je n’avais néanmoins pas le choix, et je me dirigeais vers la montagne en me disant qu’au moins il ne neigeait pas sur le mont à cette période de l’année. Arrivé au pied du mont, je levais la tête pour contempler l’immense mur de roche qui s’élevait devant moi. Heureusement que le tunnel creusé dans la montagne allait m’épargner l’escalade de ce colosse.

-Yo !

Je sursautai en manquai de tomber en arrière. À plusieurs mètres au dessus de moi, sur une corniche rocheuse, se dressait Goyah, le maître de la ligue pokémon. Il fit un bond spectaculaire pour atterrir au sol, près de moi. Encore une fois il m’impressionna. Je me serrais cassé les jambes si j’avais sauté de cette hauteur. J’eu encore une fois le sentiment que je ne devais pas me reposer que sur mes pokémons, et moi même m’endurcir. Je comprenais mieux l’aura de puissance que dirigeais Goyah. Pour être suivi par des pokémons puissants, il devait lui même être à la hauteur.

Goyah me parla pendant un petit moment, m’encourageant dans ma quête et me félicitant d’être arrivé jusqu’ici. Il me confia la capacité surf, dont « j’aurai besoin tôt ou tard pour continuer mon voyage ». Je le remerciai chaleureusement et il me quitta en escaladant le flanc abrupt de la montagne comme si il courait dans une plaine herbeuse. Décidément un drôle de personnage. Sans plus tarder je m’enfonçai dans le tunnel.

La traversée de la grotte fut plutôt calme, j’y rencontrai Bardane et Tcheren, Bardane toujours à la recherche du repaire de la team Plasma qui demeurait introuvable, et Tcheren qui tenta de me battre en vain pour la énième fois. Je m’attendais à être embarqué dans une histoire de fou, comme à chaque fois que je croisais Bardane, mais finalement rien de notable ne se passa durant la traversée.

J’arrivais sans trop de difficultés à Flocombe, les pieds dans la boue. C’était apparemment la période du dégel et le sol était détrempé. Je capturai d’ailleurs dans une flaque un Batracné, qui me sera très utile pour utiliser surf. Je le renommai Aquilin. Me sentant confiant, après une brève pause au centre pokémon, je me dirigeais de pied ferme vers l’arène. Il pleuvait et l’humidité omniprésente m’insupportais, je voulais quitter cette ville au plus vite. L’arène était une arène de glace, et le sol gelé rendait la progression assez drôle, tout en patinage. Mes début sur des patins furent difficiles, mais je me révéla rapidement assez bon, traversant les étendues gelées et les tremplins avec aisance. Comme à son habitude, Marchy fit un carnage. Le champion de l’arène, Zhu, était un ninja, mais je le battis tout de même sans grandes difficultés.

Les combats me semblaient lassants ces derniers temps, personne ne semblait capable de pousser mon équipe dans le rouge. Je ne m’en plaignais pas, mes pokémons n’avaient jamais étés en si bonne forme, et rien ne me rendait plus heureux que de les voir pleinement épanouis. Cela faisait une dizaine de jours à peine que nous avions commencé notre voyage, et pourtant j’avais l’impression d’être parti depuis plusieurs mois. j’avais tant changé en si peu de temps. Les pokémons évoluent, mais les humains aussi, d’une certaine manière. Au fil de mes épreuves j’étais devenu plus endurant, plus confiant, plus fort… Mais je devais me méfier de la prétention. Je pensais à Goyah, actuellement reconnu comme le plus puissant dresseur d’Unys, et qui pourtant savait rester simple et humble. J’avais l’intime conviction que je devais prendre exemple sur lui si je ne voulais pas me perdre.

En sortant de l’arène, le septième badge accroché à ma veste ( je les enchaînais, ces temps-ci), je fus bousculé par Tcheren, qui s’apprêtait à rentrer pour tenter sa chance. Il me salua en grommelant. Encore une fois je l’avais devancé. Zhu sorti tout d’un coup comme un diable en boite, se campant devant nous en position de combat en criant « montrez vous ! Qu’est ce que vous leur voulez ? »

Sans comprendre, je regardais Tcheren d’un air interrogateur. Il me répondit en haussant les épaules, visiblement pas plus renseigné. Quand alors trois hommes surgirent de nulle part autour de nous, portant le même uniforme que ceux m’ayant attrapés dans la grotte électrolithe.

« Les ninjas de N ! » m’écriais-je, plein de surprise et de colère. Depuis quand me suivaient-ils sans que le le sache. Zhu, Goyah… Pas de doutes, il fallait que je devienne plus fort.

-Des connaissances à toi, on dirait, me répondit Zhu sans perdre ses adversaires des yeux. « tu devrais te méfier d’avantage, on dirait que tu as des ennemis puissant.

Les quatre individus se relâchèrent et levèrent les mains pour montrer qu’ils n’avaient pas l’intention de nous attaquer. Le plus grand des quatre s’avança et lança à mon adresse :

N t’attends à la tour Dragospire. Rejoins-le si tu en as le courage.

Il nous tournèrent ensuite le dos et disparurent comme ils étaient apparus.

La tour Dragospire… Dit Zhu en serrant les poings. Il regarda Tcheren. « désolé, mais ton défi va devoir attendre. ». Il s’élança en direction de la tour à toute vitesse, que l’on apercevait au loin.

La tour Dragospire. Spruce Keteleeria m’en avait parlé. Il m’avait confié vouloir s’y rendre lui même… Si il était là bas, il était en danger… Il fallait que je m’y rende aussi. Tcheren semblait du même avis. La tour Dragospire était la plus ancienne d’Unys. Elle aurait été créée par un pokémon ancestral, responsable de la fondation d’Unys. D’après ce qu’on dit, il sommeillerait toujours à l’intérieur, mais personne n’a jamais réussi à entrer. Si la team plasma a trouvé un moyen de le réveiller, ce serait une catastrophe à l’échelle de la région !

J’avais bien fait de me dépêcher pour aller à l’arène. Je n’avais pas le temps pour me reposer, je m’élançai vers la tour mystérieuse en espérant que rien de grave ne se produise.

Une énorme explosion retenti alors que j’atteignais l’orée de la forêt bordant la tour dragospire. Me précipitant vers le pied de la tour, je fut rejoins par Zhu, Bianca, Tcheren et le professeur Keteleeria. Ouf. Il allait bien. La team plasma avait fait sauté le mur d’enceinte de la tour Dragospire pour pénétrer à l’intérieur. Accompagné de Tcheren, je m’élançai vers l’antique tour, située au beau milieu d’un lac duquel émerge de vieilles colonnes de marbres. Heureusement que j’avais eu l’occasion de capturer un Batracné et de lui apprendre surf, car le temps de le traverser à la nage la team plasma aurait le temps de détruire le monde dix fois. L’ascension de la tour fut fatigante…

Je n’ai jamais monté autant de marche de ma vie, et l’escalier usé par le temps et les infiltrations d’eau était de loin le pire danger que j’avais eu à affronter jusqu’ici… Sans compter que la tour était pleine à craquer de membres de la team plasma, tous décidés à nous faire la peau. Heureusement qu’il y avait Tcheren pour se les partager, seul je n’en serai jamais venu à bout. Au terme de notre ascension, Ghetis, le maître des sept sages et sa garde rapprochée s’interposa pour nous empêcher de continuer. Le sol et les murs tremblaient violemment et nous entendions de terribles grondements. Un affrontement de titan avait lieu à l’étage. Je n’écoutais pas tout ce que disais Ghetis, j’étais plus occupé à trouver une brèche dans l’attention de ses gardes ou à tendre l’oreille pour tenter de saisir ce qui se déroulait à l’étage. Néanmoins quelques éléments de son discours captèrent mon attention…

J’éprouve envers N une profonde aversion, en raisons des différents qui nous ont opposés par le passé, mais j’ai tout de même beaucoup de respect pour lui. Il poursuit un idéal qui lui semble juste et croit agir pour le bien des pokémons. Il est sincère dans ce qu’il entreprend, et ne semble pas être une mauvaise personne dans le fond. À chacune de nos entrevues il m’avait ordonné de le battre et de contrer ses plans. À l’époque je n’avais vu ça que comme une sorte de prétention mal placée à mon égard pour satisfaire son égo, à l’image de Tcheren qui a absolument besoin d’avoir un rival pour se sentir supérieur.

Mais en écoutant Ghetis je comprends maintenant que ce n’était absolument pas ça. N a été endoctriné par Ghetis depuis sa tendre enfance. C’était simplement des appels à l’aide. N agit ainsi parce que Ghetis lui a fait parvenir une vision déformée de notre réalité, dans laquelle les pokémons subissent un calvaire d’esclave, maltraités par des dresseurs cruels. N’importe qui à sa place ayant un minimum de coeur aurait agit comme N. mais N est intelligent. Il a du se rendre compte qu’il faisait fausse route, mais trop tard pour faire marche arrière. Et il a demandé mon aide.

Ghetis est mauvais. Foncièrement mauvais. Contrairement à N, il ne cherche qu’à tromper les gens, il ne croit pas en son idéal, il cherche simplement à l’utiliser pour assouvir sa soif de pouvoir et de puissance. Libérer les pokémons, pour les autres, oui, mais pas pour la team plasma. Eux qui disent se battre pour mettre fin aux combats de pokémons, ils veulent nous désarmer et régner par la terreur en les utilisant contre nous… Cet homme est un monstre. En haut d’un pilier effondré, avec une posture dramatique, il scandait un discours vide de sens d’un air dément sous le regard béat de ses sbires.

Lui qui d’habitude est toujours si prévenant avec les mots, en haut de cette tour il nous clame haut et fort sa volonté de soumettre Unys. Peut-être parce qu’il sait que nous ne pourrons pas le répéter. Qu’il ne comptait pas nous laisser sortir de cette tour. J’eu un frisson. Il fallait que l’on sorte d’ici.

Tcheren sembla encore une fois lire dans mes pensées.

-Je vais les retenir, cours, cria Tcheren ! Il invoqua son Roitiflam qui plongea toute la pièce dans un épais brouillard noir, me laissant le temps de forcer le barrage et de m’élancer au sommet de la tour.

Le haut des escaliers s’était effondré, je dû finir mon ascension en escaladant les débris. me hissant sur le sommet de la tour, J’aperçu N se tenant au milieu d’un champs de ruines, face à un gigantesque pokémon noir. Je n’en croyais pas mes yeux. Zekrom, le pokémon légendaire fondateur d’Unys, défenseur de l’idéal. Pour la plupart des habitants, ce pokémon n’était un mythe. Et il se tenait là, à quelques mètres de moi, devant N. Je m’élançai vers N. M’entendant approcher, il se retournai vers moi. Légèrement surpris, il semblait très triste. « Trop tard. » Me souffla-t-il avec un air désolé, avant de sauter sur le dos du pokémon dragon, qui poussa un grondement de fin du monde avant de se propulser en l’air à une dans un crépitement électrique, et de s’élancer vers l’horizon à une vitesse vertigineuse, ne laissant derrière lui qu’une trainée bleue électrique. Je jurerai l’avoir entendu passer le mur du son.

Je tombai à genoux. Plus rien ne pouvais arrêter N maintenant. Je me sentais vide. je m’allongeais sur le dos, regardant le ciel à travers le plafond éventré de tour. Les étoiles étaient innombrables et le croissant de lune semblait bleu tellement il était luisant. La nuit était tombée pendant mon ascension. J’avais passé la journée à courir partout et à combattre, et j’étais à bout de forces, et Ghetis m’attendait sûrement à l’étage d’en dessous. Tcheren. J’espère qu’il s’en était tiré. Je soupirai. J’étais las. Je laissai le sommeil m’envahir malgré la gravité de la situation. Il n’y avait plus rien que je puisse faire.