Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
Pokémon Noir Nuzlocke aventure

Jouer à Pokémon, c'est cool. Mais quand on est grand, on a parfois un peu de mal à s'immerger dans cet univers, parfois un peu enfantin... Je vous propose de découvrir la version noire, en même temps que moi, en nuzlocke challenge (un K.O équivaut à une mort et je ne peux capturer que le premier pokémon rencontré par zone), sous la forme d'un récit à la première personne que j'écris au fur et à mesure de l'aventure. Parce que pokémon, c'est aussi pour les grands, et parce qu'un peu de roleplay fait du bien dans ce monde de brutes.

JOUR 7 : La grotte électrolyse

Publié par Cyan Malherbe

JOUR 7 : La grotte électrolyse

Je quittai la ville de bonne heure pour rejoindre le point de rendez-vous. À la sortie de la ville, j’entendis une voix fluette m’appeler de loin. Je me retournai et plissai les yeux pour tenter de reconnaitre la silhouette qui me faisait de grands signes en courant vers moi malgré le soleil matinal, qui face à moi m’aveuglait complètement. Je reconnu néanmoins Bianca et poussai un soupir de soulagement. Je la salua et discutai brièvement avec elle. Je souriais. Bianca n’était peut être pas très maligne, mais j’avais quand même bien plus de sympathie pour elle que pour Tcheren. Elle me confia la CS vol, que j’acceptai avec emphase. Je n’avais pas oublié ma promesse de prendre mon envol depuis le pont Sagiciel. Je la remerciai chaleureusement et l’embrassai avant de reprendre ma route.

Je traversai assez rapidement la route 6, l’ayant déjà en parti exploré la veille pour entraîner mes pokémons, et j’arrivai devant la grotte électrolyse en avance. J’attendis donc Bardane un certain, surtout que celui-ci était en retard. Il me salua et examina la situation : la grotte était en effet scellée par la toile d’un pokémon. Avec les efforts combinés de mes pokémons et ceux de Bardane, nous libérâmes l’entrée. Bardane me salua et me confia, comme promis, la CT Piétisol. Je m’élançais donc sans plus tarder dans ladite grotte. Je n’en cru pas mes yeux. L’endroit est magnifique… Tout en nuances de bleu, parsemée de stalactites luminescents si électromagnétiques qu’elles dégagent des inoffensifs arcs d’électricité statique lorsque l’on s’en approche. Certaines pierres sont tellement chargées qu’elles se mettent à flotter en l’air… Mais je n’eu pas le temps de m’attarder plus sur le paysage, car deux ninjas apparurent soudainement près de moi et m’immobilisèrent avant même que je ne puisse sortir une pokéball. « Suis-nous, nous ne te ferons aucuns mal ». Ils me firent avancer dans un bras obscur de la grotte sans ménagement. Je serrai les dents. Je me doutais bien de qui pouvais envoyer ces personnes. Mes doutes furent dissipés et remplacés par une rage sourde lorsque je reconnu la silhouette se tenant au fond de la grotte. N. Je tentai de me dégager, prêt à lui sauter à la gorge, quitte à régler ça de mes propres mains. Mais les deux hommes de mains, plus forts que moi, me tenais solidement. Ma tentative vaine fit beaucoup rire N qui s’approcha de moi avec un sourire narquois. Je t’attendais jeune dresseur. On dirais que c’est officiel maintenant, tu es mon antagoniste principal… Que le le meilleur gagne, mon cher ennemi, si tu arrive à me retrouver au fond de cette grotte. Aussitôt dit , il s’éloigna sans un mot. Je tentais une nouvelle fois de me dégager pour partir à sa poursuite, mais l’un des deux guerriers me retenant m’assomma. Je me retrouvais seul, au beau milieu de la grotte, sans savoir par où aller. Si les sbires d’élites comme ceux qui m’avaient neutralisés sont nombreux, je vais devoir me méfier d’avantage, ou je risque d’avoir de gros problèmes…J’errai longtemps… très longtemps dans cette grotte que se révéla immense, et harassante tant elle était remplie de pokémons et de dresseurs avides de victoire. Mais j’étais à la fois si en colère et si déterminé à retrouver N que je ne laissais aucun dresseur me ralentir. Je me battais sans retenue, sans me soucier de mon adversaire, l’important était de finir rapidement, et de me défouler. Les murs des grottes tremblèrent sous les coups de mes pokémons. La victoire étais grisante, et la tension électrique présente dans cette grotte ainsi que l’oxygène raréfié, le sentiment d’enfermement, la fatigue et ma colère absolue envers N me rendaient dans un état second. Quiconque m’aurait vu à ce moment m’aurait pris pour un dément. Écorché de toute part par les angles saillants de la grotte, les vêtements entachés de boue et déchirés à plusieurs endroits, je fini par retrouver la trace de la team plasma qui avait la mauvaise idée de semer des sbires sur son chemin. Je n’avais qu’à les défaire pour remonter leur piste. Il me prennent vraiment à la légère, tenter de m’arrêter avec de si faibles soldats. Je fini par apercevoir N, marchant au milieu de son escorte, nonchalant. J’hurlai en sa direction.

« -Te voilà ? J’ai failli attendre, tu sais, je me préparais à partir sans toi. » me dit-il d’un air enjoué.

« -Pour fuir comme tu le fais à chaque fois ? Viens te battre, sale lâche ! » Lui lançais-je, hors de moi.

Il sourit et envoya son premier pokémon. « Je vais te prouver que ta façon de vivre avec les pokémons n’est pas la bonne. Tu ne peux pas gagner le combat. »

J’envoyais Marchessot en premier, confiant en son potentiel destructeur. Une fois le combat commencé, j’étais étonnamment serein. J’étais dans une confiance totale et réciproque avec mes pokémons. Je savais exactement comment agir pendant ce combat, je me sentais au dessus de ça. Nous étions tellement à l’aise, moi et mon équipe, que j’aurai pu les laisser se battre seul sans même me faire du souci pour eux. Nous étions soudés. Nous étions un. Malgré les déboires et les nombreuses pertes que j’avais pu essuyer auparavant, j’avais une équipe complète, établi un lien fort avec chacun de mes pokémon et n’avait perdu aucun compagnon depuis la mort de Chuck. Nous ne pouvions pas perdre ce combat. Pour mes pokémons, pour moi, pour Chuck. N dû être surpris par mon aplomb et ma combativité, se heurtant comme dans un mur de fer. Il perdit rapidement ses moyens, achevant de mettre un pied dans la défaite. Il était doué, mais le lien qu’il prétendait avoir avec ses pokémons était faussé par l’incompatibilité du dresseur et de l’idéaliste qui résidaient en lui. Je pense qu’il fait fausse route avec son idéal. Les pokémons sont fait pour vivre avec les humains. Ils ne sont pas nos esclaves, ils sont nos amis. Néanmoins, ce sont des créatures puissantes, à ne pas sous estimer. Laisser les pokémons en totale liberté n’apporterais rien de bien ni pour les hommes, ni pour les pokémons… Ces derniers, décivillisés, en surnombre dans la nature, s’entre tueraient et s’en prendraient aux humains. Ils détruiraient la civilisation humaines. Seuls les plus forts survivraient , un monde de chaos et de mort… Les pokémons sont fait pour combattre, pour être éduqués, selon des règles : sans ces règles, sans cette relation humain-pokémon, le savoir et la force, les combats se transformerons en guerre. Au lieu de vivre en harmonie avec les pokémons, les humains les combattrons pour tenter de survivre dans un monde sans pitié. c’est cette relation même qui permet l’équilibre du monde… Ce que veut vraiment N, c’est détruire le monde, simplement parce qu’ils ne parvient pas à le comprendre… Pourquoi les pokémons s’acharnent à s’enticher de dresseurs plutôt que de vivre libres… Simplement parce qu’un humain, ou un pokémon, seul, est un être incomplet. Et qu’on ne peut être vraiment libre lorsque l’on est incomplet.

C’est fort de ces convictions que je vainquis N à plate couture, sans même être inquiété une seule fois. N étais désespéré, et ébranlé dans ses certitudes. Il n’avait à priori pas cru possible de pouvoir perdre alors qu’il semblait détenir la vérité. Je jubilais. Pour la première fois, j’avais vraiment vaincu N. Pas parce qu’il l’avait calculé, ou prévu, je l’ai vaincu parce que mes pokémons croyaient plus en moi que les siens en lui. Il le savait. Et il ne voulait pas l’accepter. Pour la première fois, j’avais vraiment vaincu N, et ça n’avait jamais été aussi facile. C’était la fin. N était à porté de main. J’allais enfin pouvoir le…

« -Il est là ! par ici professeur Keteleeria !

Je me retournais, les yeux ronds, juste pour avoir le temps de voir une fille blonde courir vers moi maladroitement, avec de trébucher sur une pierre et de s’écraser sur moi, me faisant tomber à la renverse.

-…que ? Bianca ? Professeur ? mais qu’est ce que vous faites ici ?

Et toi alors ? Et que fait ce jeune homme ici avec toi ? Me répondit Keteleeria, toujours avec son humour déplacé

je…

Je suis venu ici pour étudier le pokémon Tic. Tu sais, celui en forme de rouage ! Et bien figure toi que cette espèce n’est apparu qu’il n’y a 100 ans à peine ! C’est fascinant non ? Les pokémons sont vraiment d’étranges créatures, je me demande bien d’où elles viennent…

sacrée professeur, toujours aussi bavarde…

Je me relevai tant bien que mal, le dos endolori par le sol rocailleux, et regardai autour de moi. Je pestais intérieurement. N avait filé.

-drôle de garçon ton jeune ami… Il a filé dès qu’il nous a vu.

Ce n’est pas mon ami professeur…

Oh bien, bien.. Pense à te ménager tout de même, tu es couvert de blessures. Bon, j’y retourne, j’ai encore plein de trucs à faire, bon courage ! Tu viens Bianca ?

J…j’arrive professeur ! (elle se tourna vers moi et me dit, embarrassée : désolé, je suis son garde du corps, je dois rester avec elle.. C’est pas évident, elle ne tient pas en place… Bon… Bah à plus tard…

-bonne journée professeur. Salut Bianca.

Je les regardai s’éloigner avec amertume, mais je ne leur en voulait pas. J’avais déjà eu ma victoire, et N ne me faisait plus peur. J’étais prêt à l’affronter à nouveau, des dizaines de fois si il le fallait. Je le retrouverais le moment venu. J’étais serein. La sortie de la grotte se révéla être toute proche. Je passai la sortie en passant un soupir de délivrance et me préparant à être ébloui par le soleil qui m’avait tant manqué dans les galeries sombres de la grotte… Sauf qu’il faisait plus sombre à l’extérieur qu’à l’intérieur. À vrai dire, il faisait même complètement nuit. J’avais passé la journée dans la grotte, et ce ne m’avait semblé que quelques heures… Je soupirai… Je n’avais plus qu’à planter ma tente sur place et d’attendre le jour pour continuer ma route… Je me serais bien passé d’une nuit à la belle étoile, surtout dans mon état… j’avais mal partout. Enfin. au moins il faisait bon et l’air était sec. Blotti dans mon sac de couchage, je m’endormi presque immédiatement.