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Pokémon Noir Nuzlocke aventure

Jouer à Pokémon, c'est cool. Mais quand on est grand, on a parfois un peu de mal à s'immerger dans cet univers, parfois un peu enfantin... Je vous propose de découvrir la version noire, en même temps que moi, en nuzlocke challenge (un K.O équivaut à une mort et je ne peux capturer que le premier pokémon rencontré par zone), sous la forme d'un récit à la première personne que j'écris au fur et à mesure de l'aventure. Parce que pokémon, c'est aussi pour les grands, et parce qu'un peu de roleplay fait du bien dans ce monde de brutes.

JOUR 4 : La traversée du désert

Publié par Cyan Malherbe

JOUR 4 : La traversée du désert

Je m'avançais sur le chemin de la route 4, au nord de volucité, pour me rendre à Méanville et obtenir mon 4e badge. Je rencontrai Bianca, qui me proposa un combat. Je n'eu évidemment aucune difficulté à la vaincre, elle reste Bianca après tout... Disons qu’elle non plus la nature ne l'a pas trop aidé. Elle me fit d'ailleurs un touchant discours à ce sujet, comme quoi elle serait toujours derrière moi et Tcheren parce qu'elle n'était pas très douée, mais qu'elle faisait quand même des efforts et que ça lui était égal d'être derrière tant qu'elle avait des amis comme nous et qu'elle profitait de son voyage en compagnie de ses pokémons.

Tcheren devrait prendre exemple sur elle au lieu de se prendre pour le meilleur et de ne penser qu'à son succès et à battre la ligue pokémon.

Je m'engageai alors sur la route 4 qui se révéla être éreintante. Un désert de sable et de béton continuellement battu par de violents vents chargés de sable.

C'est une horreur. On ne voit pas à 3 mètres, le sable s'insinue partout dans tes cheveux, tes yeux, tes oreilles, tes vêtements.... Je ne trouvais pas mon chemin, je m'égarais tout le temps dans cette immensité sableuse.

Je trouvai néanmoins un Darumarond que je parvint à capturer, nommé Marchessot. Je l'appelle généralement Marchy par souci de simplicité. Après une errance éreintante, m'étant protégé du vent en m'abritant derrière un mur d'une maison en ruine, je fini par retrouver la route, où je croisai Tcheren,... qui me défia derechef. Je soupirai... Il ne pense vraiment qu'à combattre. Je le démoli prestement, j'étais de trop mauvaise humeur pour endurer ses commentaires de je-sais-tout sur la façon de me battre. (« gna gna gna le too rich to die c'est pas une vraie stratégie, gna gna non tu ne peux pas battre un rayquaza avec un rattata niveau 1, gna gna gna tu gagnes juste parce que tes pokémons ils ont le pouvoir de l’amitié") pfff... quelle tête à claques... Enfin j'atteignis rapidement le bout de la route 4, finalement pas si longue lorsque l'on reste sur le bitume.je quittai cet enfer sablonneux pour rencontrer Keteleeria, venu spécialement nous féliciter de notre avancement et nous remettre des hyperballs en récompense.

À peine arrivé à Méanville, j'assistai à un curieux spectacle : des membres de l'odieuse team plasma en train de raquetter un vieil homme, que je reconnu comme l'hôte de la pension pokémon. Il voulait le forcer à lui remettre les pokémons que les dresseurs lui avait confié. M'apercevant, le vieil homme se réfugia derrière moi et implora mon aide.

Une flamme dans les yeux et un sourire en coin, je sorti une pokéball de ma ceinture et regarda l'arrogant sbire d'un oeil mauvais. Un peu que j'allais l’aider.

Les sbires ne demandèrent pas leur reste, ils n'avaient pas le niveau. Vaincus, ils s'enfuirent en disant "qu'ils allaient se cacher dans le parc d'attraction". Si il y a un parc d'attraction, je ferais bien d'y faire un tour, j'ai envie de m'amuser. Et si des sbires s'y cachent, ça sera encore plus drôle. Le vieux monsieur de la pension se montra très généreux avec moi puisqu'il m'offrit une bicyclette. Mon arrivé à Méanville semblait être sous de bons auspices.

Méanville est un drôle d'endroit... cette ville semble être dédiée au combat et déborde d'infrastructures prévues à cet effet. Tout le monde ici est mordu de combats pokémons. À part peut être au music hall, où Chuck a d'ailleurs joué un rôle mémorable déguisé en gentleman. Je ne lui soupçonnais pas de telles qualités d'acteur !

En sortant de ce music hall j'assistai à une scène plutôt triste : le père de Bianca était venu en ville pour la rechercher, et lui ordonnait de rentrer chez elle et d'arrêter son voyage. Sans doutes pensait-il qu'elle était trop faible pour affronter les danger du périple d'un dresseur, en quoi je ne pouvais être que d'accord avec lui, connaissant Bianca.

Je ne pouvais m'empêcher de penser que je serais plus tranquille de la savoir chez elle en sécurité plutôt que de courir les routes seule. Néanmoins, voir Bianca en larmes, désespérée et impuissante face à son père, voulant à tout prix rester avec ses pokémons, et avec moi, me bouleversa.

Je me préparais à intervenir pour tenter de raisonner son père lorsqu'une magnifique jeune femme blonde fit son entrée sur la place. Mince et élancée, en tenue de sport, ses cheveux retombants en cascade sur ses épaules, retenus en arrière par un casque de musique décoré avec style. Très avenante, elle s'interposa sans aucune gène entre le père et la fille. Ce dernier se mis à rouspéter envers cette étrangère qui avait le culot de s'immiscer dans leur relation père-fille.

Elle se présenta comme Inezia, top modèle et championne d'Arène de cette ville (j'appris d'ailleurs au passage et à ma grande satisfaction que l'arène se situait dans le parc d'attraction).

Je ne comprends toujours pas comment elle s'y est prise, mais elle réussi à faire changer d'avis le père de Bianca en quelques phrases.

Je suppose qu'elle avait de bons... arguments...

Le père de Bianca prit alors congé en me faisant promettre de veiller sur elle. Ceci étant dit, je décidai de me diriger vers le parc d'attraction pour boucler ma 4e arène.

Je rencontrai en chemin N, qui me proposa de monter dans la grande roue pour tenter de repérer les sbires de la team plasma présents dans le parc. Cependant, une fois en haut de la roue, il m'avoua être en réalité le "roi de la team plasma", leur leader suprême ! Cela ne m'étonnait pas tellement, si ce n'est que j'avais du mal à croire que quelqu'un de si jeune puisse être à la tête d'une organisation impliquant autant de personnes... Il devait être très puissant... Tout à coup, sa proximité me fit froid dans le dos, et son affabilité et son sourire gentil ne faisait que le rendre plus terrifiant encore.

J'attendis avec impatience que la grande roue finisse son tour pour pouvoir quitter cette cabine.

Enfin arrivé au sol, il me défia, disant qu'il n'était pas sensé me battre mais simplement gagner du temps pour ses sbires que je voyais s'enfuir au loin. Je serrais les dents... alors c'est pour leur permettre de s'enfuir qu'il m'avait attiré dans cette grande roue.... Je l'affrontai donc mais je n'étais pas préparé au combat...Il disposait de pokémons contre lesquels les miens étaient assez faibles, et j'ai failli en perdre un à plusieurs reprises.. essuyant des attaques violentes, il me poussait dans mes derniers retranchements, perdant beaucoup d'opportunités d'attaque et subissant des blessures supplémentaires pour éviter de perdre un pokémon.

Je réussi finalement à le vaincre, mais tous mes efforts ne suffirent pas à sauver Chuck, qui héroïquement, pour sauver d'une mort certaine Amoah ; qui avait survécu à 3 duels avec un seul point de vie grâce à sa vitesse prodigieuse ; s'interposa et se sacrifia pour permettre la victoire à mon équipe. Je n'oublierais jamais ce héros au grand coeur. J'étais abattu. J'avais triomphé, certes, mais à quel prix. À genoux par terre, au milieu de la foule riant et criant dans les diverses attractions, je ne pouvais retenir mes larmes. N se dressait devant moi, impitoyable.

-"et tu déclares vouloir sauver les pokémons ?" lui dis-je d'une voix rauque, étranglée par mes larmes.

- Un nouveau monde nécessite des sacrifices. Pourquoi pleures-tu dresseur ? En commençant ta quête, tu connaissais les risques. Et toi ? combien de vies as-tu prise, combien de rêve de dresseurs ambitieux as-tu brisé pour parvenir jusqu’ici ?

- Ce n'est pas pareil. Je n'ai jamais voulu ce combat.

-Trouve toi les excuses que tu veux si ça t'aides à te cacher la vérité. Mais que tu le veuilles ou non, dresseur, c'est toi qui a voulu sa mort. C'est le monde des pokémons tel que vous l'avez créé. C'est pour stopper ce genre de tragédie que je cherche à libérer les pokémons. Pour stopper tous ces combats insensés.

-Je te le ferais payer, N. Je ne te le pardonnerais jamais !

-Je cherche à battre le maître de cette région pour mener mon plan à bien ; une fois dresseur le plus puissant, on ne pourra qu'adhérer à ma vision du monde. Si tu veux m'arrêter, dresseur, et bien soit, bats la ligue, triomphe de tous tes adversaires, et affronte moi au sommet. Les pokémons choisiront bien leur camp alors...

« Bon vent, dresseur ».

N parti sans que je ne puisse ajouter un mot. Je me sentais vide et infiniment triste. J'en avais assez pour aujourd'hui, Inezia attendra bien demain pour se battre. En passant devant le music hall, je vis en tête d'affiche Chuck, dans ses habits de gentleman, encore une star ce matin. Les larmes me montèrent aux yeux. Regagnant la chambre de mon hôtel, je jurais que je retrouverais N, et que cette fois c'est lui qui pleurerait.