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Pokémon Noir Nuzlocke aventure

Jouer à Pokémon, c'est cool. Mais quand on est grand, on a parfois un peu de mal à s'immerger dans cet univers, parfois un peu enfantin... Je vous propose de découvrir la version noire, en même temps que moi, en nuzlocke challenge (un K.O équivaut à une mort et je ne peux capturer que le premier pokémon rencontré par zone), sous la forme d'un récit à la première personne que j'écris au fur et à mesure de l'aventure. Parce que pokémon, c'est aussi pour les grands, et parce qu'un peu de roleplay fait du bien dans ce monde de brutes.

JOUR 14 : Épilogue

Publié par Cyan Malherbe

JOUR 14 : Épilogue

« Réveille toi ! Réveille toi ! Tu m’entends ? »

J’ouvrai les yeux avec difficulté et me redressai. J’aperçu en face de moi Tcheren me dévisageant avec un air inquiet en me tenant par les épaules. Je regardais autour de moi. Carolina dormait encore, la tête posée sur ma cuisse. Derrière Tcheren je reconnu les silhouettes de Goyah et de Bianca. Je m’étirai légèrement et secoua doucement Carolina pour la réveiller. Elle leva la tête et me regarda d’un air endormi avant de se redresser, les cheveux en bataille.

Goyah s’avança vers nous.

- « Dieu merci vous allez bien ! on s’attendait au pire quand on a vu l’état du palais !

- Quand êtes vous arrivé ? quelle heure est-il ?" leur demandai-je tout en tentant de faire comprendre à mon cerveau que j’étais bien réveillé et qu’il serait utile qu’il se remette à fonctionner normalement si je voulais continuer la discussion.

Tcheren s’expliqua

- « Il est à peu près huit heures, nous sommes arrivés il y a quelques minutes. Quand nous avons appris ce qui s’était passé, moi et Bianca nous mîmes immédiatement en route vers la ligue. Malheureusement, traverser la route victoire nous prit toute la nuit.

C’était impressionnant, même depuis les grottes nous entendions votre combat résonner dans la pierre. Les murs en tremblaient à certains moments. Nous sommes arrivés à la ligue, où nous trouvâmes Goyah qui avait été alité et soigné par le personnel de la ligue. Avec lui, le conseil 4 discutait avec plusieurs champions d’arène.

Ces derniers avaient combattus la team plasma pendant toute une partie de la nuit mais certains avaient étés blessés ou avaient dû, comme la team plasma, fuir le palais qui s'effondrait sur leur tête. Les champions les plus endurants (à savoir Bardane et Zhu) étaient partis à la poursuite des dignitaires de la team plasma à travers la campagne, et les autres s'étaient réfugiés à la ligue.

Goyah se réveilla et nous rejoignit pour partir à votre recherche dans le palais de N. Personne n’avait eu vent de l’issue du combat, mais on se doutait qu’il s’était terminé puisque que les coups avaient cessés depuis plusieurs heures déjà. Nous arrivâmes prudemment au palais où nous vîmes N assis devant Zekrom, couché par terre, il était couvert de terribles blessures et respirait difficilement. N se leva. « Vous êtes enfin là ! » Lança-t-il à notre adresse.

« J’ai perdu. Il m’a vaincu." Continua-t-il. Je savais que vous viendrez, je voulais vous délivrer un dernier message. J’ai réfléchi à mes actes passés et à ce que je voulais accomplir. La team plasma est dissoute. Je ne souhaite plus séparer les humains et les pokémons. Rien ne peut excuser tout le mal que j’ai causé, aux hommes et aux pokémons, et je ne demande pas votre pardon. Vous pouvez dire merci à votre ami, il a tout donné et presque tout perdu pour me prouver que je faisais fausse route. Je vais partir maintenant, réfléchir sur mes actes et tenter de réparer mes erreurs. »

Sur ces mots, Zekrom se leva avec difficulté et déploya ses ailes. N le caressa doucement, puis monta sur son dos.

« Adieu », nous dit-il simplement. Malgré ses blessures, Zekrom s'élança à travers les restes d'un mur et s’envola au loin, emportant N par delà l’horizon.

Nous avons ensuite gravi ce qu'il reste des escaliers, non sans difficultés, pour tenter de vous retrouver. Le palais est un véritable champs de ruine, et nous rencontrâmes plusieurs membres de la team plasma morts ou grièvement blessés, écrasés par des gravats.

Certains n’avaient pas eu le temps de fuir… À l’heure qui l’est, la police et des équipes de sauvetages fouillent les décombres. Autant dire que nous étions très inquiets pour toi. Enfin pour vous, je ne savais pas que Carolina était ici aussi…

L’intéressé adressa une mimique moqueuse à Tcheren

- « Elle a tenu à m’accompagner, et nous allons bien. Étrangement, il semble que le combat ait plus affecté les environs que le champ de bataille lui-même… Finalement c’est ici que nous étions le plus en sécurité, les pokémons étaient suffisamment compétents pour parvenir à diriger leur force de façon à ne pas blesser leur dresseurs je suppose…

-« C’est tout de même incroyable que tu ai réussi à vaincre un monstre pareil… »

« Ce sont mes pokémons qui l’ont vaincus, pas moi, et ils l’ont payés de leur vie… »

« Oui, nous avons… Fait ramener les corps » Me dit Tcheren tristement, en désignant de la tête le sol derrière lui où étaient auparavant étalé les corps de mes compagnons tombés au combat.

Je faisais mon possible pour ne pas céder à la tristesse en pensant à mes compagnons morts. Ils avaient donnés leur vie pour que nous vivions, et leur sacrifice permettra à Unys de vivre libre. Je ne les oublierai jamais.

La conversation avec Tcheren, Bianca et Goyah dura encore quelques instants, où nous leur expliquions comment le combat s’était déroulé, puis nous quittâmes le palais, accompagnés par les secours qui avaient insisté pour nous couvrir avec des couvertures de survie. Nous retrouvâmes tout le monde dans le centre pokémon de la ligue, et nous pûmes répondre aux questions que nos amis brûlaient de nos poser sur les événements de la veille, autour d’une tasse de chocolat chaud.

Ce moment chaleureux de retrouvailles sincères et de joie avec tous nos amis me mis du baume au coeur et me permis presque de combler un temps le grand vide que je ressentais. Presque. Malgré la liesse collective, je ne partageai pas l'engouement de mes amis à propos de "ma" victoire. Nous nous séparâmes un peu plus tard dans la matinée, les champions repartant peu à peu pour retourner veiller sur leurs villes respectives.

Je décidai de rentrer à Renouet pour retrouver ma mère et me reposer après la semaine plus que mouvementée que j’avais passée. Carolina se proposa pour me raccompagner par les airs, vu que je ne disposais plus de pokémon capable de me transporter. Je voyageai avec elle sur le dos de son Lakmécygne, survolant tout Unys pour retrouver mon village natal. La traversée nous prit toute la journée et nous atterrîmes au soleil couchant.

Ma mère me serra dans ses bras en pleurant quand elle me vit arriver ; elle avait dû être mise au courant des évènements récents par Keteleeria. Je soupirai. Si même ma mère était au courant il y avait de fortes chances pour que tout Unys le soit. Ma notoriété risquait de rendre mes voyages futur difficilement discrets. Ma mère me serrait dans ses bras avec tant d’insistance que la scène en devenait très gênante, surtout devant Carolina ; qui souriait, attendrie en observant la scène d’un air faussement détaché.

Les retrouvailles terminées, elles nous fit entrer et s'attela à préparer le diner. En passant la porte de la maison, je regardais l’intérieur de la maison avec un air nostalgique, comme si cela faisait des années que je n’y avais pas mis les pieds. Mon regard croisa une silhouette familière. Un immense sourire fendit mon visage et je me jetai vers lui en me suspendant à son cou.

- « Hebi ! Tu n’as pas idée de comme je suis content de te voir ! »

Mon Majaspic avait repris des couleurs et semblait avoir bien récupéré depuis que je l’avais confié à ma mère. Nous échangeâmes un regard lourd de sens et Hebi baissa la tête d’un air triste. Ce seul regard lui suffit pour comprendre ce qui était arrivé à ses compagnons.

- « Je suis désolé. Je n’ai pas pu les sauver. »

Hebi me caressa doucement avec sa tête en me regardant avec une expression qui semblait porter toute l’affection du monde. J’en avais les larmes aux yeux. Je rentrais à la maison et annonçait à mon pokémon, qui avait déjà failli mourir et qui porterait les séquelles de ses blessures toute sa vie par ma faute, qu’il ne reverrait jamais ses amis, et il trouvait encore le moyen de chercher à me réconforter. Si tout le monde avait ne serait-ce qu’une once de la bonté de ce pokémon, l’humanité n'aurait plus de problème…

Je le câlinai un moment et je partis rejoindre ma mère et Carolina à table. Je dois avouer qu’au cours de mon voyage la cuisine de ma mère m’avait manquée.

À mon grand soulagement, elle s’entendit très bien avec Carolina, et malgré que celle-ci ne se soit présenté que comme « une amie de passage qui m’avait raccompagnée pour me rendre service », ma mère semblait déjà la considérer comme un membre de la famille… Je suppose que c’est ce qu’on appelle l’instinct maternel…

Après le repas ma mère nous laissa et parti se coucher. Je discutai encore un moment avec Carolina mais nous décidâmes rapidement d’aller dormir nous aussi. C’est alors que je me rendis compte du problème factuel et logistique qui allait se poser : Dans ma maison il n’y avait qu’une chambre de libre, la mienne, et qu’un seul lit, le mien, et je ne disposais pas de couchage supplémentaire pour les invités… Bianca avait emprunté mon seul matelas de rechange pour une soirée pyjama il y a un mois et qui ne me l’avait toujours pas rendu. J’allais devoir dormir sur le canapé…

Nous montâmes à l’étage en prenant soin de ne pas faire grincer l’escalier en bois pour ne pas déranger ma mère, puis je lui présentai ma chambre en lui indiquant le lit où elle pourrait dormir. Je lui souhaitai une bonne nuit et m’apprêtai à redescendre pour me coucher sur le divan… Après tout, j’avais réussi à dormir sur les pierres disjointes d’une tour antique et au beau milieu d’un champ de ruine, je pouvais bien affronter quelques vieux ressorts qui grincent… Je m’apprêtais à fermer la porte quand elle me pris le bras pour me retenir.

- « Où tu vas ? »

- Heu… Dormir.. Canapé.. Cuisine. » Bredouillai-je, pris au dépourvu.

- Tu rigoles j’espère ! Tu as vu la taille de ton lit ? Il y a bien la place pour deux ! » me dit elle malicieusement en me faisant un clin d’oeil.

Je cherchais à me défendre et à décliner sa proposition par principe, mais elle n’eu pas besoin d’insister beaucoup pour me convaincre.

Assis sur mon lit, en caleçon ( je dormais toujours dans cette tenue ), le regard dans le vague, je regardais Carolina qui avait décidé de se changer devant moi pour se mettre en sous-vêtements. Elle était magnifique.

J’avais du mal à croire à la situation dans laquelle je me trouvais. En y réfléchissant je trouvais que ces derniers temps je disais ça un peu trop souvent…

« Me regarde pas comme ça c’est gênant ! » Dit-elle en riant, plus pour me taquiner qu’en étant réellement gênée. Je haussai les épaules et m’allongeai en me fourrant sous les draps en lui tournant le dos, histoire de lui montrer mon détachement, et surtout pour éviter qu’elle voit mon visage devenu écarlate. J’entendis les draps se froisser lorsqu’elle entra dans le lit pour se coucher à côté de moi.

Je frissonnai en sentant la chaleur de son corps si proche du mien. Je sentis ses bras entourer mon torse. Elle m’enlaça et se colla contre moi. Sa poitrine se pressait doucement contre mon dos.

Je me sentais si bien qu’il me semblait que j’aurai pu rester éternellement sous sa douce étreinte.

- « Je t’aime » Me chuchota-t-elle derrière mon oreille. Je me retournai doucement et je la pris dans mes bras. Elle se lova contre moi. Je passais pensivement ma main dans ses cheveux. - « Qu'est ce que tu vas faire maintenant ? Enfin je veux dire demain, et les jours qui suivent ? Tu vas retourner à Parsemille ?» lui demandai-je dans un souffle.

- « Je sais pas. Qu’est ce que tu vas faire toi ? »

- « je pense que je vais rester un moment à Renouet, profiter du calme pour me ressourcer. Puis je repartirai à l’aventure explorer les recoins perdus d’Unys, découvrir de nouveaux pokémons et de nouveaux horizons, peut-être même un jour quitter la région…

Elle fit mine de réfléchir quelques instants.

- « Je pense que rester à Renouet quelques temps me fera le plus grand bien. J'en ai parlé avec ta mère tout à l'heure, elle m'a dit que je pouvais rester le temps que je voulais. De toutes façons je comptais prendre des vacances. »

- « Mais ton arène à Parsemille, qui va s’en occuper ?

- « t’en fais pas, j’ai confié la garde de l’arène à mon père, l’ancien champion, il me remplacera le temps qu’il faudra. Je crains que tu aies à me supporter encore un moment… » me dit-elle en riant.

Je riais doucement en retour et lui déposai un baiser sur le crâne.

-« T’en fais pas, je te supporterais tout le temps qu’il faudra. Je te supporterais toujours… »

elle sourit et ferma les yeux. « Toujours… » Répéta-t-elle dans un soupir. Nous nous tûmes un moment et je sentait sa respiration contre mon torse se faire parfaitement régulière. Elle s'était endormie. Je fermai les yeux à mon tour, laissant le sommeil m’emporter peu à peu moi aussi.

C’était la fin d’une grande aventure…Mais en sentant Carolina dormir doucement dans mes bras je savais que notre histoire ne faisait que commencer…