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Pokémon Noir Nuzlocke aventure

Jouer à Pokémon, c'est cool. Mais quand on est grand, on a parfois un peu de mal à s'immerger dans cet univers, parfois un peu enfantin... Je vous propose de découvrir la version noire, en même temps que moi, en nuzlocke challenge (un K.O équivaut à une mort et je ne peux capturer que le premier pokémon rencontré par zone), sous la forme d'un récit à la première personne que j'écris au fur et à mesure de l'aventure. Parce que pokémon, c'est aussi pour les grands, et parce qu'un peu de roleplay fait du bien dans ce monde de brutes.

JOUR 11 : Toujours plus de dragons…

Publié par Cyan Malherbe

JOUR 11 : Toujours plus de dragons…

La journée comme bien… J’avais passé la nuit dans une auberge de Flocombe, prêt à partir le lendemain à la première heure pour Janusia. J’ai vu ma motivation en prendre un sacré coup quand à l’heure du départ la pluie tombait tellement fort qu’on avait l’impression d’être sous l’eau. Je ne comprendrais jamais comment les habitants de Flocombe font pour supporter ce climat. Je me hâtais donc sous la pluie en enviant mes pokémons à l’abri dans leur pokéballs.

Mon objectif était le pont ferroviaire pour rejoindre la côte Est d’Unys, mais je devais pour cela traverser le marais entourant Flocombe, qui était déjà très pénible à traverser par temps sec. La traversée était tellement difficile que je failli rebrousser chemin à plusieurs reprise. Heureusement qu’Aquilin, mon batracné, natif de ces eaux troubles, me guidait efficacement et m’aidait à traverser les eaux profondes. Au bout de quelques heures je parvins à l’entrée du pont ferroviaire, couvert de boue. Ce pont en métal était l’un des plus petit d’Unys, comparé au pont Sagiciel en tout cas, mais servait de route de transit pour tous les trains d’Unys.

De l’autre côté s’étendait la route 9, route goudronnée connue pour être extrêmement mal famée et la zone favorite de nombreux motards d’Unys. Le centre commercial R9 s’y dresse d’ailleurs, et la faune locale a du s’adapter à cette urbanisation et aux conséquences sur l’environnement qu’elle impose.

Autant dire que là bas Carlo se sentait comme chez lui. Le nombre de Miasmax qu’on y croise est d’ailleurs assez impressionnant. Après quelques combats contre des motards, je m’attardais un peu sur cette route pour tenter de trouver autre chose que des sacs poubelles géants. Mon expédition paya puisque je capturai une Mesmerella , nommée Lady Doo.

Mes brèves rencontres avec des pokémons de la zone me firent comprendre que mes pokémons étaient à peine assez entraînés, et peinaient quelque peu. Je m’y serai bien attardé d’avantage pour les entraîner, mais je devais trouver Watson au plus vite pour obtenir des renseignements sur le galet blanc. J’arrivais donc à Janusia, où Iris me retrouva au centre pokémon.

- Ah ! te voilà enfin !, me dit-elle avec un grand sourire. Goyah nous a prévenu de ton arrivé, nous t’attendions. Suis moi, je vais te faire visiter les environs, je pourrais me promener dans Janusia les yeux fermés. Ah ! excuse moi, c’est vrai que ce n’est pas le moment pour faire du tourisme… Viens, Watson, le maire de la ville, t’attends chez lui.

- heu… c’est que… Aaaahh

Iris était déjà parti en courant en me tirant par la manche. Elle était toujours aussi surexcitée..

Nous arrivions au bout de quelques minute devant une maison imposante. Iris frappa et rentra la première. Elle avait un air étonnement calme et sérieux par rapport à d’habitude. Je la suivi et elle me fit signe de m’asseoir dans un fauteuil du salon tout en appelant le maire. Un vieil homme en costume gris et aux cheveux blanc neige arrangés impeccablement descendit des escaliers.

- Ah ! C’est donc toi ! Dit-il à mon égard.

- Goyah m’a beaucoup parlé de toi, jeune homme- En bien je te rassure ! il rit d’un rire clair et propre, à l’image de son habillement.

- Ah… Tant mieux.. Je regardais Iris cherchant du soutient, affreusement intimidé et gêné, déjà par l’imposante présence de Watson, ensuite par le fait de me sentir au centre de toutes les conversations depuis quelques jours, et surtout le sentiment de plus en plus présent de me faire ballader par tout le monde sans vraiment être maître de mon destin. Consciente de mon malaise, Iris, qui avait encore l’air anormalement sérieuse, repris la conversation.

- Reshiram. Zekrom. À l’origine, ces deux pokémons ne formaient qu’un, et ce pokémon de légende aurait créé Unys. Une fois séparés, les deux dragons ont tous deux choisi un héros. Reshiram, voulant la paix éternelle, choisi un humain exceptionnel ayant une compréhension de la réalité incomparable. Zekrom, quand à lui, choisi au contraire un rêveur, un humain prêt à tout pour rendre le monde toujours meilleur, à vouloir croire en l’impossible. Malheureusement les deux héros ne parvinrent pas à concilier leurs deux points de vue sur le monde. Deux personnes détenant un pouvoir énorme, de par la puissance des deux dragons ancestraux, mais surtout par la puissance de leurs idéaux et de leurs convictions.

Nombre de personnes se rangèrent à leurs côtés, défendant le réel ou l’idéal, La raison ou le rêve, finissant par diviser Unys en deux et manquant de plonger le pays dans une guerre sanglante. De nombreuses personnes mal intentionnées ou simplement trop simples d’esprits prêtèrent de fausses intentions à Reshiram et Zekrom, ne pouvant contester, étant dépourvus, comme tous les pokémons, de parole. Les deux héros, eux même pourtant des êtres purs à l’origine, pour avoir étés choisis par les dragons légendaires, finirent par être corrompu par le pouvoir et leur entourage mal intentionné.

Tournés vers la haine et l’orgueil, ils finirent par s’affronter au centre d’Unys, Reshiram contre Zekrom. Les flammes de Reshiram et la foudre de Zekrom se déchaînèrent, d’une puissance telle que l’on raconte que tout Unys fut rasée. les deux héros périrent dans l’affrontement, ainsi qu’un grand nombre de la population d’Unys et de pokémon. Reshiram et Zekrom, au milieu des ruines, abattus par la folie humaine, se laissèrent tomber dans un profond sommeil en scellant leurs âmes dans des pierres. Et c’est l’une de ces pierres que tu portes actuellement avec toi.

- Et comment suis-je sensé faire pour le réveiller ? Si N y est parvenu, il doit y avoir un moyen.

Iris soupira et se leva de son fauteuil pour faire les cents pas.

- Tu n’as donc rien écouté ? Même si tu arrive à le réveiller, que feras tu ? Affronter N avec pourrait détruire Unys. Et nous ne savons pas comment le réveiller. D’après les légendes, Reshiram ne s’éveillera que si il sent que son porteur est un être de confiance, qui suis la voie de la réalité.

- mais N..

- N a été éduqué toute sa vie par Ghetis de manière à être super sensible aux pokémons et à se vouer tout entier à l’idéal. De plus, il est celui que la team plasma appelle leur « roi ». Cette appellation n’est pas anodine. N est le descendant du héros qui jadis était le maître de Zekrom, qui avait été désigné roi d’Unys par ses fidèles. La team plasma est l’héritière la faction de Zekrom à l’époque du grand combat, et ils s’apprêtent à rejouer l’histoire.

- … Donc je n’ai qu’à attendre son hypothétique réveil pendant que N s’apprête à devenir le nouveau maître pokémon ?

- Ne sous-estime pas Goyah. Il ne possède peut-être pas de pokémon légendaire, mais il ne laissera pas N gagner si facilement. Et comment peux tu dire que tu n’as qu’à attendre ? Si j’ai bien compris, N a porté son dévolu sur toi pour t’affronter au sommet ? Je ne te connais pas très bien, mais d’après le peu que j’en ai vu et ce que disent tous tes amis, tu as fait des progrès phénoménaux. Si Goyah perds contre N, tu seras notre dernière chance, avec ou sans Reshiram.

-Tu as raison. Je dois me préparer à affronter N, même si Reshiram ne me choisi pas. Je ne dois pas compter sur son appui. Pour ça je dois continuer à progresser et atteindre la ligue pokémon;

Et c’est là que j’entre en scène ! Watson s’était lui aussi levé pour prendre la parole, après avoir laissé Iris faire son discours. « Je suis le 8e champion d’Arène d’Unys, le plus puissant dresseur avant le conseil 4. Si tu veux avoir une chance contre N, tu dois me battre d’abord. Je t’attendrais à l’arène. ». J’acquiesçai gravement. Il me fit un sourire amical et quitta la maison en nous adressant un bref signe de la main.

Je remerciai Iris et la quittai peu de temps après pour me diriger vers l’arène. L’arène était organisées en plateformes disposées sur les murs de l’arène reliées par un gigantesque squelette de pokémon dragon amovible. Les dresseurs de cette arène n’étaient pas particulièrement coriaces, mais le type dragon restait tout de même un problème, en raison de sa résistance et du peu de faiblesse qu’il possède. De plus, ils ont accès à l’excellente attaque danse draco qui leur permet d’augmenter sensiblement leur attaque, et qui manqua plus d’une fois de me jouer un sale tour… Arrivé devant Watson, je le défia, et le combat commença.

J’envoyai Amoah en premier, disposant d’une bonne vitesse et d’une bonne attaque. De plus, je ne voulais pas fatiguer Hebi ou Marchessot pour le moment dans le cas où le combat ne tournerai pas à mon avantage.

Son premier pokémon, un incisache, ne posa pas trop de problèmes à Amoah, il en avait combattu un bon nombre dans cette arène et même si celui de Watson était mieux entraîné, il connaissait les talents et faiblesses de son adversaire suffisamment pour le prendre de vitesse et parvenir à le mettre au tapis. Son deuxième pokémon, un Drakkarmin, bien que plus résistant, ne résista pas non plus à Amoah, qui volait haut pour éviter de se faire toucher, tout en faisant de violents piqués pour blesser son adversaire.

Le Drakkarmin fini par tomber, mais la peau écailleuse piquante et extrêmement dure avait blessé Amoah de façon inquiétante, je ne pourrais plus compter sur lui pour ce combat. Je le rappelai et envoyait Marchy à la place. J’étais plutôt confiant pour la suite, Marchy restait mon pokémon le plus fort. Il envoya donc un Tranchodon, qui, plus rapide, entama une première danse draco. Marchy le frappai, une fois, pas suffisamment fort. Tranchodon riposta d’un terrible dracoqueue. Cette attaque n’est pas tellement dangereuse au niveau des débats qu’elle inflige, mais sa puissance de projection et telle qu’elle éjecte du combat son adversaire. Marchy fut renvoyé de force dans sa pokéball et échangé contre Aquilin !

-MERDE !

je ne pu m’empêcher de jurer. J’étais mal, Aquilin était en danger, il était trop faible pour affronter un pareil adversaire. J’allais devoir le rappeler, mais perdre un tour signifiait devoir essuyer deux attaques successives, et le tranchodon frappait fort. J’envoyai Hebi, qui était mon pokémon le plus résistant. Tranchodon n’était plus très en forme, une petite attaque devrait suffit à en venir à bout. Profitant de l’échange de pokémon, Tranchodon fit une deuxième danse draco. Puis, plus rapide, il sauta sur Hebi pour le trancher. Hebi se pris l’attaque de plein fouet.

Je regardais l’écran de mon pokédex. Mon coeur s’arrêta littéralement de battre. L’écran de gestion de combat affichait un large « COUP CRITIQUE »

Je levais péniblement les yeux. Hebi était à terre.

-NOOOOOOOOOOOOOOON !

le rappelant précipitamment, j’envoyais Marchy finir le travail. J’avais battu Watson, qui me félicita et me remis le badge Mythe. Je le remerciai rapidement et me rua vers le centre pokémon. Il n’était peut être pas trop tard. L’infirmière m’accueilli en urgence. Il n’était pas mort ! Elle étala Hebi sur un brancard. Je vis Hebi disparaître dans la salle d’opération. Je m’assis et attendis un moment qui me semblait être interminable. L’infirmière finit par sortir de la salle pour me donner des informations.

-Il a été gravement blessé, mais il va s’en sortir. Enfin si tout se passe bien. La nuit sera longue pour lui et pour les médecins. Allez vous reposer, vous viendrez prendre de ses nouvelles demain.

J’acquiesçais et me résignais à quitter le centre et à laisser Hebi au soin des médecins pokémon. Mort d’inquiétude, je rejoignis la maison D’Iris et de Watson qui m’avaient gracieusement prêté une chambre. Je ne pense pas que j’arriverai à dormir cette nuit. Si Hebi venait à mourir, je ne me le pardonnerai pas.